Les Diamants Vivent Seuls

Les Diamants Vivent Seuls
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Cela fait des mois que je ne suis pas venue ici, et tout a changé. Tout...

Je ne suis plus avec Didou. Cette fois, je n'ai pas pardonné. Je n'ai pas accepté cette trahison. Puisqu'il ne peut pas s'en empêcher, qu'il reste avec sa pétasse et qu'il me laisse m'envoler... Je ne veux pas d'un infidèle menteur et lâche. Je veux un homme honnête, tendre, et qui assume ses actes.
J'entre à Paris 7 en octobre, pour faire une première année de licence d'anglais. Mon projet se met en place de ce côté-là, je suis contente. J'ai l'idée fixe de ce que je veux faire de ma vie pour les cinq prochaines années à venir. J'ai hâte de retourner en cours. J'ai envie de rencontrer des gens. De travailler. D'apprendre.
Le destin existe... Si, je vous jure ! J'y ai toujours cru et il me prouve parfois, comme ça, que j'ai raison. L'enfant terrible de la vie m'a appelée, après un an de silence. Nous étions fâchés, surtout moi. Et puis je l'ai cherché, désespérément. Sur les pages blanches, sur Internet, un peu partout. A la rentrée, j'avais prévu d'écumer toute une ville où je savais qu'il travaillait, rien que pour le retrouver. Et hier... il m'a appelée. Je n'arrivais pas à y croire.
Je viens de passer deux mois merveilleux en Martinique. Je repars malheureusement demain. Mais une belle vie m'attend. Et la Martinique partira avec moi, dans mon coeur. Toujours.
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# Posté le mardi 25 août 2009 19:22

Modifié le mercredi 02 septembre 2009 09:45

Printemps renaît de ses cendres.

Printemps renaît de ses cendres.
Je n'ai toujours pas de boulot et vis aux crochets de mes parents, de ma soeur. Je rêve de me réveiller le matin, de prendre une douche qui brûle et qui fume, de m'habiller comme j'aime et de partir prendre un bus, un train. Qui m'emmèneront travailler.
Au lieu de cela, bus et train m'emmènent dans ses bras. Il a fait renaître l'espoir et s'en est emparé... sans même faire mal. Le coeur miaule de joie mais ne s'emballe pas. Chaque baiser posé sur ses lèvres, chaque regard plongé dans ses yeux, chaque caresse glissée sur sa peau, et j'ai peur d'être ferrée...

Advienne que pourra. Les projets changent tous les jours. L'avenir est un épais brouillard que pas un jour ne vient éclaircir.

Le bonheur s'appelle :).

# Posté le mardi 07 avril 2009 04:20

Solitude Personnelle et Espoir

Tout à l'heure, je n'avais qu'une envie, écrire que l'espoir était la consomption de la vie, son arrêt de mort, le début de son déclin. C'était avant de me rendre compte qu'on ne se refait décidemment pas, lorsque les choses qui nous habitent font ce que nous sommes. Mes illusions de l'homme qui m'aime malgré la vie, et surtout malgré moi-même, se sont effondrées le jour où j'ai réalisé que l'homme que j'aimais et à qui j'accordais ce costume m'avait menti. A quoi bon alors les bons souvenirs ? A quoi bon les sacrifices et les sentiments ? Je voulais croire que j'étais dégoûtée pour un long moment.

Mais comme je l'ai dit, on ne se refait pas. Je vis pour aimer. Parfois je l'accepte, parfois je le nie. Je ne vis non pas pour dépendre d'un homme, pour exister dans son ombre et son souffle, et puis n'être plus rien qu'une enveloppe nauséabonde lorsqu'il s'en va, mais je vis pour sublimer mon existence en cajôlant celle d'un autre être humain. Nous sommes condamnés à vivre éternellement seuls dans nos têtes, dans nos esprits, dans nos réflexions, dans nos souffrances, et mêmes dans nos plus intenses bonheurs. Et puis nous mourrons aussi seuls que nous sommes nés, et aussi seuls que nous avons vécu. Et j'ai envie de me dire que cette solitude n'est pas vaine. Je veux me dire qu'on peut combattre ses inconvénients en jouissant de ses avantages.
Je veux me dire que les souffrances que je ressens, me permettent d'être plus forte chaque jour auquel je survis. Je veux croire que mes plus intimes pensées, mes plus intimes convictions, nées de mon esprit irrémédiablement solitaire, par la force des choses, me permettent d'être unique. Je veux penser que ma solitude, quelque part, me permet d'exister. Qu'elle se nourrit d'elle-même, qu'elle me permet de me protéger, de me cacher, qu'elle me permet de supporter l'absence des autres, puisque de toute façon, aussi proche physiquement et moralement qu'on puisse être de quelqu'un, dans notre corps et notre tête, on est toujours seul occupant.
Mais je veux aussi me dire qu'il est possible de partager quelque chose avec les autres puisqu'on vit toujours à côté d'eux. Les souffrances et les haines, lorsque ce sont les autres qui les engendrent, puisqu'il faut bien qu'ils soient au courant de leurs exploits. Le bonheur, puisqu'on aime et qu'on chérit. Oui, je veux croire qu'on peut combattre les inconvénients de la solitude et quelque part, trouver un subterfuge pour être parfois moins seul, accoupler notre esprit à celui de quelqu'un d'autre, habiter un même corps. Certains, comme moi, utilisent l'amour physique pour tout lier, même si c'est fugace comme l'essence. D'autres font des enfants, pour qu'une part d'eux-même soit irrémédiablement soudée à la part de l'autre. Quelques-uns renoncent à eux-mêmes, se jettent à corps perdu dans ce qu'ils ressentent quitte à se damner, puisque choisir de combattre les inconvénients de notre nature humaine solitaire sans en accepter les quelques avantages, c'est perdre une partie de soi-même, de son âme, de son humanité.
Tout part de là. L'origine même est une déchirure. Rester éternellement seul ? On finit ou on commence fou, muet, et incompris. Ecarté. Incapable de vivre puisque toujours une partie de soi n'est pas accomplie. A moitié mort. Chercher à n'être jamais seul ? On finit ou on commence par se nier, ni soi-même ni l'autre. Ecarté, non seulement par soi-même, mais parfois aussi par l'autre pour lequel on s'est démembré. A moitié vivant. Oui, l'origine est déjà une déchirure. La plupart d'entre nous refuse d'être entièrement seul, et refuse d'essayer d'être entièrement l'autre. On cherche le juste milieu (existe-t-il ?) entre accepter son immuable solitude personnelle, et chercher à la rompre parce qu'on vit avec d'autres êtres humains qui nous attirent, nous ressemblent, nous inquiètent et nous intriguent. Parfois, on doit choisir d'être tout seul ou de s'approcher dangereusement de l'autre. C'est comme ça, on ne peut pas toujours être sur le fil du rasoir. On doit choisir. Et parfois, c'est le mauvais choix.

Moi ? Je crois que je ne peux pas choisir. Il est dans ma nature d'être extrémiste. Je veux être absolument seule, complètement obnubilée que je suis par l'angoisse de n'être qu'une pâle copie conforme des autres, farouchement décidée que je suis à être moi. Alors je revendique ma solitude et l'imagination parfois débordante qui ressort de cette substance personnelle que je ne partage avec personne. C'est à moi et ça le restera.
Mais en même temps, il est tellement tentant de mêler son humanité à celle de quelqu'un d'autre. Mère, père, frère, soeur, ami(e), homme, femme. Sentir que quelqu'un, quelque part, dans tout ce méli-mélo d'âmes et de solitudes, nous ressemble. Pense comme nous, ressent comme nous. Nous correspondrait. Alors on aime, on pardonne, on offre, on reçoit. On ouvre son coeur, sa tête et on donne ses faiblesses en pâture. Parfois solitude protège, parfois solitude blesse.
Et ces gens pour qui on aurait tout donner ou presque, pour qui on a tant fait, nous tournent le dos un jour. On se retrouve retranché dans notre solitude et on n'en veut plus. On souffre. Il faisait si chaud contre cette autre âme. Maintenant, ne fait-il pas froid ? Bien sûr que si...

Voilà pourquoi j'oscille tellement entre les deux. Je ne veux pas m'étouffer moi-même, en restant toujours seule. Je suis trop curieuse pour rester longtemps lovée contre rien, remuant mes pensées, mes sentiments, mes convictions. Alors je m'approche d'un congénère qui m'a semblé intéressant. Je visite les pensées, les sentiments, les convictions qu'il me laisse approcher, toucher. Je lui montre les miens. C'est toujours un risque mais c'est bon.
Et quand la réciprocité permet plus, quelque chose apparaît. Tendresse, parfois amour (amour propre, ou amitié), estime. Ca inclut que la solitude personnelle qu'on garde toujours pour nous est influencée par cette personne. On ne la lui donne pas, mais elle n'est pas étanche. Voilà pourquoi la trahison et l'abandon font si mal...

Alors oui, je vis pour aimer. Je veux mêler mon âme à celle de quelqu'un, que ce soit un ami, ou un amoureux. Et je suis entière. Je donne tout ce qu'il m'est possible de donner, pour peu qu'on me laisse le faire. Mais je refuse de dépendre de cette personne au point de mettre ma vie en danger, de détruire cette solitude personnelle qui m'est si chère. J'ai failli le faire une fois et je suis passée trop près de la mort, spirituelle comme physique. Plus jamais.
Je croyais que l'espoir était la consomption de la vie. Vivre seule avec moi-même n'est pas dur. Je me connais, je me trouve intérieurement suffisamment riche pour m'intéresser moi-même. Mais quelque part, on finit toujours par se lasser de ce qu'on a et par vouloir plus, ou tout du moins, autre chose. Du changement. Et je croyais que malgré les déceptions et les souffrances chaque fois que j'ai voulu et essayé de me rapprocher d'une autre humanité, ressentir l'espoir était une sorte de défaite. Je ne retenais pas la leçon. Il fallait encore que je souffre. Et je n'y allais pas l'esprit fataliste, mais le coeur enthousiaste puisqu'il y avait de l'espoir ! En gros, j'allais au-devant de ma propre fin le sourire aux lèvres.
Mais je me trompais. L'espoir porte bien son nom et son message. Je voulais encore nier ce que j'étais. Mais je suis faite pour aimer. Passionnément, entièrement, fougueusement. C'est pour ça que l'espoir revient toujours, comme un bourgeon qui repousse toujours après l'hiver, aussi froid, long et dur qu'il ait pu être. Je ne peux pas m'empêcher de croire que ça vaut la peine. Que les souffrances sont un prix assez bas à payer pour essayer encore de m'approcher d'une humanité. De faire l'amour en poussant mon âme et mon coeur dans les mains de quelqu'un d'autre, au risque de les voir abîmés sans vergogne. Un jour, ça portera ses fruits. Cette conviction, née de ma solitude personnelle, est même plus qu'une conviction, c'est une illusion. Un espoir. Et j'y crois, souvent malgré moi. Mais l'évidence est là. Ma solitude personnelle produit des éléments qui permettent à l'autre partie de moi de se concrétiser, parce que j'ai besoin des deux pour être moi pleinement. J'ai besoin de moi-même, et j'ai besoin des autres.

Alors oui, il m'a menti. Il m'a fait croire qu'il aurait pu être cette humanité qu'il me fallait pour m'accomplir entièrement. Puis il s'est décliné, sur la pointe des pieds. Tant pis. La chute a été dure et continue, quelque part, de l'être. Mais je sais que ça ne durera pas éternellement. L'idéal n'était pas le bon, c'est tout. Il semblait en tous points correspondre à ce que je recherchais sans le chercher. Comme un don du ciel tombé tout exprès pour moi. Mais le cadeau s'est refusé, au final. D'accord. Encore une fois, tant pis ! Parmi les milliards d'êtres humains qui m'entourent sans me toucher, sans me voir, sans me sentir, il y a quelqu'un qui acceptera, qui correspondra aussi, qui m'aimera et soudera son humanité à la mienne, sans s'en départir. Un jour, je ne sais pas quand. Ca arrivera, c'est tout. Je ne parle pas d'âme jumelle, d'âme soeur. Cette idée, en tout cas, de fraternité dans l'amour (que je conçois aussi forcément physique) ne me plait pas du tout ce soir. Même si c'est un joli terme commun et banal pour exprimer ce que j'explique.
Ses mots, ses simples mots, m'ont fait écrire tout ça. Et je suis sûre que s'il les lisait, il serait d'accord. Il comprendrait. Il saurait de quoi je veux parler. Il saurait concrétiser toutes les idées que je viens d'exprimer. Il m'a fait ressentir l'espoir de nouveau, me l'a fait craindre de longues minutes, avant que je comprenne que l'espoir est toujours positif, dans un sens (parfois tordu c'est vrai, mais bon tout n'est pas toujours limpide !). Il m'a menti, m'a trahie et blessée, et malgré tout, je l'espère encore. Lui.


Je suis désolée pour ce roman, mais ça fait un bien fou de mettre des mots et de suivre un cheminement de pensée. Ca éclaircit beaucoup de choses. Du moins pour moi ! ^^
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# Posté le mercredi 11 mars 2009 22:12

Modifié le mardi 07 avril 2009 04:31

Etalage d'une vie comme ça

Bananes écrasées + sucre = goûtez, c'est bon. Ma mère le faisait souvent quand j'étais petite. Ca
Bananes écrasées + sucre=réservait une fin pas trop misérable aux bananes trop mûres que tout le Bananes écrasées + sucre = monde refusait de manger.

Lasagnes (de mon papa) = un délice ! Je me devais d'en parler. Rien d'autre à dire, tellement... hmm ^^ !

Pâte à tarte = goinfrerie du dimanche, bien sûr. Quand il en dépassait du moule à tarte, j'avais le droit
Pâte à tarte = d'en manger. Ma mère avait tellement pris l'habitude que quand je dormais encore, elle me
Pâte à tarte = la gardait dans la porte du frigo pour que je la mange avec mon petit déjeuner.

Pointe du Bout = Didou. Bien sûr. Avec un pincement au coeur, bien sûr. Le froid de la nuit, l'amour dans
Pointe du Bout = l'hôtel désafecté, la complicité qui allait me faire souffrir un mois plus tard, et un an et
Pointe du Bout = demi plus tard encore.

Vodka = Marylin. Les soirées de juin et de juillet. Des photos dont on ne se souvient pas. Le suçage de
Vodka = madeleines au bout de la nuit.

Photographie = un hasard. Un besoin d'exprimer quelque chose. Des peurs, mais surtout une féminité qui
Photographie = me faisait honte. Je me souviens des premières photos, très axées sur tout ça.
Photographie = Mauvaises, surtout. Je crois que je les ai toujours. Une passion, toujours.

Sensualité = je ne sais pas. Un "truc" au fond de moi. Evoquer le sexe sans en parler. Un regard, un
Sensualité = sourire, un sous-entendu. Ca m'échappe toujours. Et j'aime ça.

Sexe = un besoin. Mais pas animal. L'envie de donner quelque chose, qu'on ne peut offrir à personne. Ni
Sexe = à un ami, ni à la famille. Quelque chose réservé à cet autre qu'on a dans le coeur, dans la peau.
Sexe = Une chance, et un risque, de s'approcher de l'"être un" : 1 + 1 = 1. Une liberté de défouler son
Sexe = corps avec un inconnu, ou un homme qu'on ne devrait pas toucher...

Romantisme = fleur bleue au fond de moi-même. L'envie de ridicules attentions qui au fond, font quelque
Romantisme = chose de merveilleux à notre petit coeur.

Amour = une raison de vivre. Je vis pour aimer et meurs de la peur de ne pas l'être. Tout donner pour
Amour ="quelqu'un, se dépasser, subir, accepter, se battre, se rebeller, mordre, rire. Mais vivre. Si
Amour = possible, pour quelqu'un qui en fait autant...

Norah Jones = de la douceur. Pourquoi elle ? Parce que je l'écoute pas mal en ce moment. Son vieux Norah Jones = cd, avec cette chanson que je n'avais jamais remarquée... "I've got to see you again". Si
Norah Jones = j'avais eu un talent pour le chant, j'aurai voulu LA chanter, et l'écrire aussi. D'ailleurs, elle
Norah Jones = m'a donné l'idée d'écrire des chansons, mais je n'ai pas encore sauté le pas.

Poème = une thérapie. Graver quelques rares moments de bonheur que je préfère écrire que vivre,
Poème = mémoriser les souffrances et les peines pour mieux les oublier. J'adore écrire, quand je prends
Poème = le temps de me poser au lieu de commencer mille trucs et de n'en finir aucun.

Parapluie = un jour de pluie, j'étais petite. J'étais collée à ma soeur et nous promenions le chien sous un
Parapluie = parapluie. Et le foyer de sa cigarette m'a brûlé le petit doigt.

Martinique = ma patrie d'adoption. J'ai sacrifié mon coeur sur les statues blanches du Diamant, envahi
Martinique = mes veines de son rhum jusqu'à en vomir, aimé ses enfants jusqu'à vouloir en mourir. Cette
Martinique = terre s'est faite mienne malgré moi, et j'ai eu beau la haïr, aujourd'hui je sens mes racines
Martinique = se nourrir du sel de ses baies somptueuses.

Baby Honey = mon premier grand amour. Celui qui fait grandir parce qu'il nous fait aller
Baby Honey = plus loin, bien plus loin, que les limites signalées par des lignes rouges. Celui qui nous fait
Baby Honey = vivre parce qu'il nous pousse vers la mort. Celui qui fait mal, mais surtout qui fait rêver.
BabyHoney = Les promesses qu'on voulait tenir à la vie à la mort, l'amour à n'en plus pouvoir. Le
Baby Honey = premier, le plus destructeur. L'unique à ce point-là.

Paris = ville de lumières et de magie. Ville des bars où je volerai toujours un verre ou deux... :)

Pardon = ce que j'apprends au fil du temps. Ca tue mais c'est tellement important. Ce que je devrais
Pardon = accorder à la vie...

Maman = la femme de ma vie. Cette âme qui n'est pas pure mais si proche de l'être. Cette personne hors
Maman = du commun qui se sacrifie, qui se donne, qui s'oublie pour moi, pour nous. Je t'aime maman, je
Maman = t'aime comme je ne pourrais jamais aimer personne et plutôt mourir que vivre sans toi un jour...

Papa = c'est tellement dur de parler de toi. Cette relation qui n'en était pas une... j'ai peur de l'espérer.
Papa = Toi seul parvient à me faire sentir ce qui brûle dans mon coeur quand tu sembles t'intéresser à
Papa = moi et que tu m'appelles paternellement "mon coeur"...

Idéal = ce qui me mènera à mon spleen final. Cette recherche continue de la vie parfaite, de l'homme
Idéal = parfait pour moi. Idéal. Regretter quand il s'en va, l'idéal. Combien de fois t'ai-je croisé dans ma
Idéal = vie, "idéal" ? Combien de fois m'as-tu échappé ?

Angoisse = que vous ne m'aimiez pas. Que vous ne m'aimiez plus. Je redécouvre ma dépendance à vous
Angoisse = chaque fois que je manque de ne plus respirer l'air qui vous anime. Je regarde la mort dans le
Angoisse = blanc des yeux chaque fois que vous me tournez le dos une seconde.

# Posté le vendredi 30 janvier 2009 09:03

Modifié le mercredi 11 février 2009 12:41

Don't you want to grow up ?

Don't you want to grow up ?



|[ Don't
You
Want
To
Grow
Up ? ]|















Avancer. C'est une évidence. Il faut. Avancer, continuer, regarder devant soi. On fait quoi de ce qui reste derrière ? On le traîne, on le laisse sur le côté, on l'oublie ? Ou on le regarde ? Est-ce qu'on en prend soin parce que ça s'appelle souvenir ? Est-ce qu'on le laboure, est-ce qu'on l'abîme parce qu'on ne sait plus quoi en faire ? Je n'abîme pas le passé, c'est lui qui me tue. Alors, tout le monde me demande d'avancer, d'arrêter de regarder l'enfance parce que c'est un temps révolu. Ca veut dire quoi, révolu ? C'est ça, le passé ? Le passé, c'est le révolu ? Mais je ne peux pas avancer. J'ai peur de renier ce qui m'a fait, de peur de ne pas être. De ne plus être. Tout ce qu'on vit façonne ce qu'on devient. Alors comment fait-on ? On oublie ce qui nous a fait et on recommence ? On retient les leçons mais pas les cahiers, pour ne pas s'encombrer ? Ou on emporte tout avec soi comme on peut, au jour le jour ?

Je ne veux pas de la vie de tout le monde. Pourtant, j'ai vos peurs. J'ai peur qu'on ne m'aime pas. J'ai peur qu'on m'abandonne. Vous rêvez d'avoir des enfants, moi aussi. Vous rêvez que quelqu'un vous aime, moi aussi. Vous voudriez un métier passionnant. Moi aussi.
Toucher les nuages pour savoir s'ils ont le goût détestable des barbes à papa ou celui délicieux du yaourt nature qui fait des moustaches au coin de la bouche. Vous le souhaitez, vous, ça ? Caresser de la peau comme si votre vie en dépendait, s'accrocher à des hanches qui tanguent et écouter les corps noués qui s'engueulent comme si vous pouviez ne vous nourrir que de ça. Vous le voulez, vous ? Moi oui, oui.
J'ai besoin de quelque chose dans ma vie. La routine m'assassine. Les jours semblables les uns aux autres me tuent. Mon passé a été douloureux, j'ai aimé un homme qui m'a torturée, j'ai souffert. Mais putain j'ai vécu. Dans ces moments-là, quelque chose me traversait. De la peur, de l'angoisse, de l'amour, de la volonté. Quelque chose. Un truc réel. C'était pas physique, ça ne se voyait pas, ne se sentait pas, mais c'était réel. J'étais entière. Je me donnais toute entière à ce que je ressentais. Ca m'arrachait des bouts de moi mais putain, oui ! Je vivais...

Beaucoup souhaitent une vie stable, confortable. J'ai envie de me dire que mon avenir est un tour de roulette russe. Je suis persuadée que ce jeu me plairait beaucoup. Vivras, vivras pas ? La mort ne me fait pas peur, au contraire. Je ne veux pas mourir, je veux jouer avec elle. Donner de la valeur ajoutée à ma vie. Lui donner un sens. Décider sur un coup de tête de faire quelque chose, ou de ne pas le faire. Partir. Ne peut-être pas revenir. Rêver, pleurer, dormir, marcher, hurler, cracher, manger, vomir, repartir, arrêter, aimer, haïr, souffrir, rire, aimer encore, tout donner, tout garder.
Les voyages, la liberté, les livres, les rires, les rêves. Je peux vivre de ça. Et de rien d'autre. Passer d'un lit à un autre en rêvant du prince charmant. Embrasser mille bouches et en découvrir la saveur particulière, unique. Et m'en aller, sans donner de nouvelle. Sans donner mon nom. Choisir une destination sur une carte du monde et y aller, pour apprendre et prendre tout ce qu'il y a là-bas. Respirer un autre air, penser autrement. Je veux que mes idées ne soient pas celles de tout le monde, avoir des avis réellement personnels, une imagination que je ne partage pas. Je ne veux pas que la société me tue. Je ne veux pas qu'elle m'avale. Quitte à souffrir toute ma vie, je préfère garder une once de différence, aussi infime et cachée soit-elle.



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J'ai abandonné mon année. En plein mois de janvier. Je ne sais pas exactement ce que je ferai les cinq prochains mois qui arrivent. J'ai envoyé des candidatures partout : McDo, Quick, KFC, Flunch, Morgan, Monoprix, Pimkie... J'irai me promener à Paris, j'écrirai. J'essaierai de finir le roman que j'ai commencé il y a des mois. Je serai fière de moi si j'y arrive. Je vais préparer mon concours pour Sciences po, si jamais ma dérogation est acceptée. Je vais préparer mes inscriptions dans des facs.
Je vais lire, beaucoup. Regarder des films qui me parlent. Me redécouvrir. Me battre contre ce que tout le monde voudrait que je sois. Une adulte. Je veux garder des illusions, des rêves, une part de rebellion et de bizarrerie. Je ne veux pas me conformer, plier. Jusqu'au bout, je refuserai de me résigner.

# Posté le mercredi 14 janvier 2009 14:20

Modifié le vendredi 30 janvier 2009 08:37